JEAN-PIERRE LEBLANC
Ré- interrogatoire
Me Jacques Audette
procureur de la partie
patronale
Q. Juste une question.
R. Oui.
Q. Vous avez dit qu’en quatre-vingt-cinq (85), six (86) ou sept (87), vous
avez travaillé avec monsieur Légaré qui était votre sergent, donc sous la
supervision de monsieur Légaré?
R. Oui.[1]
Q. Et que par la suite,
Monsieur, on vous a demandé de retravailler avec lui et vous avez dit « Non, moi, je ne veux plus travailler avec »?
R. Oui.
Q. O.K., pourquoi?
R. C’était peut-être sa
manière d’agir, sa manière de, je ne sais pas.
Q Oui
mais là, le directeur vous dit que vous allez travailler, en tout cas, il est question
que vous retourniez sur l’équipe de monsieur Légaré, vous allez voir le
directeur, vous dites : « Je ne veux pas »?
R
Oui, bien parce que, écoutez, je voyais les policiers travailler pour monsieur
Légaré à cette époque.
Q Oui?
R Puis
il y avait déjà un malaise qui existait, alors moi, je ne voulais pas faire
partie de ça. Je partais déjà d’un endroit où
j’aimais pour m’en aller ailleurs [2]parce
que j’ai été muté ailleurs, ça fait que déjà là, j’avais
des, un petit problème d’accepter ça, je ne me voyais pas retourner sur
une relève où peut-être que je ne me serais pas
plu.
[1] Leblanc n’a jamais
travaillé sous la supervision du plaignant et pouvait à loisir choisir son équipe. Voir pourquoi si dessous...
[2] Monsieur Leblanc
travaillait sous la protection du directeur Paterson et avait de l’influence
puisqu’à l’époque il manipulait le directeur en lui prêtant à l'occasion sa femme très séduisante ayant une philosophie échangiste. Cette influence périclita lorsque le divorce survint et que Leblanc se retrouva sous les verrous pour un week-end suite aux interventions de Paterson lors d'une chicane conjugale.